PHYSIQUE MENTAL ÉMOTIONNEL SPIRITUEL
- cpmjan
- 10 août 2025
- 4 min de lecture

Et si nos douleurs physiques, nos pensées, nos émotions et même notre lien au spirituel étaient les pièces d’un même puzzle ?
Ce qui se passe au niveau de notre corps physique peut avoir des conséquences sur le corps mental, comme sur le corps émotionnel.
On peut aussi imaginer la boucle, en partant du corps émotionnel. Ce que je ressens peut avoir des conséquences sur mes pensées, et mes pensées vont entraîner des actions qui à leur tour pourront avoir un impact sur mon corps physique.
Quelques exemples pour clarifier cet énoncé.
Je pars en randonnée avec une paire de chaussures légères. C’est parfait si je me promène le long des sentiers côtiers (il m’arrive même de les parcourir pieds nus, mais ce n’est pas le sujet…). Par contre, si j’ai choisi de traverser les Pyrénées en suivant le GR 10, ça risque d’être plus compliqué. Et je peux, à tout moment me tordre la cheville. Mon corps physique est directement touché. Je peux alors être en colère après moi, parce qu’avec de bonnes chaussures de randonnée, j’aurais pu éviter cet incident. Et je me jure bien que la prochaine fois, je serai plus maline et prévoyante.
Physique / entorse ==> émotionnel / colère ==> mental / réflexion
Mental : j’apprends que mon conjoint vient d’être licencié ==> émotionnel : je suis très perturbée et je ressens de l’angoisse face à l’avenir ==> physique : des tensions apparaissent dans ma nuque.
Mental : je pense au prochain voyage que je vais faire à Bali ==> émotionnel : je me réjouis ==> physique : les tensions de la journée s’apaisent.
A vous de compléter la boucle :
Pensez à une situation vécue et choisissez l'ordre mental/émotionnel/physique qui vous parle le plus.
Que fait-on lorsqu’un de nos corps dysfonctionne ?
Généralement, lorsqu’une douleur physique apparaît, on pense à prendre un cachet. Sur le moment, ou du moins assez rapidement, la douleur s’amenuise, voire disparaît. On vient de cacher (de cachet à cacher il n’y a qu’une lettre...) un symptôme potentiel d’une souffrance plus profonde.
Quand le mental tourne en boucle, que l’humeur reste basse, que la vie devient fade, on pense à parler à un spécialiste. On va parler, parler, parler… On recherche le pourquoi du comment, que s’est-il passé dans l’enfance, comment sont les relations avec les amis, la famille, les collègues… Et l’on peut s’épancher de séances en séances, en faisant appel au mental.
Et c’est juste. Ces pratiques apportent réconfort, à court et parfois moyen terme. Je ne dis pas de ne pas y avoir recours. Cependant, nous ne savons pas toujours d’où viennent nos souffrances, qu’elles soient physiques ou mentales. Elles peuvent remonter à notre enfance, notre vie intra-utérine, des vies passées. Elles peuvent nous venir de nos parents, nos grands-parents. Notre mémoire ne nous permettra pas d’avoir accès à toutes les informations. Par contre, nous avons en nous, tout un stock de mémoires émotionnelles, sagement gardées. A chaque événement important, plus ou moins traumatisant, au cours duquel nos émotions n’ont pu s’exprimer, une mémoire est venue remplir le stock.
Je pense à ce petit garçon de trois ans, le jour de la rentrée, qui se présente devant moi, en pleurs. Je comprends son chagrin, je l’accueille avec son émotion et sa peur. Il quitte un milieu connu et sécurisant pour se retrouver dans un lieu inconnu, avec des adultes inconnus, des enfants inconnus, ne sachant pas ce qui va se passer. Il a trois ans, il a peur, il est triste. MAIS « tu es un garçon, un garçon, ça ne pleure pas ». C’est la remarque que le papa a faite à ce petit bonhomme. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire, « si, un garçon ça pleure ». Dans vingt ans, trente ans, l’homme qu’il sera devenu ne saura pas exprimer ses émotions, parce que le message est inscrit dans ses cellules. Et d’émotions refoulées en sentiments non-exprimés, son corps souffrira, enverra des messages et finira par déclencher des maladies.
D’ailleurs, le papa n’a fait que reproduire les schémas que lui-même a connu enfant. Il a fait de son mieux.
Que faire alors ?
Nous pouvons réinitialiser notre disque dur interne et supprimer les programmes obsolètes. Nous pouvons écouter notre corps, ressentir les sensations et les vibrations qui ne demandent qu’à s’exprimer. C’est là que l’on met en pratique la libération des blocages émotionnels. C’est un chemin de retour à soi qui demande de l’engagement et de la confiance en soi et en plus grand que soi.
Je n’ai pas évoqué jusqu’ici la dimension spirituelle de notre être. Lors des pratiques de libérations des blocages émotionnels, on se relie à la terre-mère, à la source, l’univers, Dieu, chacun utilise le terme qui lui convient. On sait que l’on est soutenu, accompagné, guidé. Cela se ressent, et se vit au quotidien. J'ai longtemps conscientisé cette idée que nous sommes reliés à plus grand que nous. Puis petit à petit, j'ai ressenti la paix, la joie et l'amour au quotidien. Pour moi, aujourd'hui, c'est ce qui symbolise la présence et me donne la foi et la confiance en la Vie.
Quel message attendez-vous encore pour vous reconnecter à vous-même ? Prenez soin de vous.




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